À nos peaux sauvages est une ode à nos peaux perméables, à nos interactions sincères et à nos jeux enfantins. Traversez le pôle Nord, laissez-vous bercer par la bise et le craquement de la neige puis laissez-vous envahir par un vent plus chaud venant du sud, un vent qui nous transforme et met nos épidermes à nu. Entrez sur un tapis de peaux textiles et participez à l’orchestre de peaux tapotées…

En duo avec sa marionnette Édith, la chanteuse et comédienne Yael Rasooly remonte le fil d’un traumatisme et cherche à retrouver sa voix. Dans cette quête, Édith Piaf devient une coach improbable, aussi impitoyable qu’affectueuse. Ensemble, elles affrontent les démons de leurs passés, et leurs histoires s’entremêlent jusqu’à faire revivre Marcel Cerdan. Entre cabaret burlesque et théâtre d’objet, Édith et moi est un spectacle inclassable, rythmé par des images d’une grande inventivité mais aussi par le chant, le jeu, la virtuosité et l’humour de Yael Rasooly. Peu à peu, la scène devient un espace de réparation, où l’art transforme la douleur en élan vital. Un hymne à l’amour de la vie, à l’amitié et à la résilience.

Au-delà de ses Fabulettes, Anne Sylvestre a marqué des générations par sa voix et son œuvre poétique et politique. Plus qu’un tour de chant ou un hommage, le spectacle musical La Vie en vrai raconte comment cet héritage résonne avec le parcours de deux artistes : sur scène, la metteuse en scène et autrice Marie Fortuit et la pianiste Lucie Sansen se racontent et racontent les combats qui ont jalonné la vie d’Anne Sylvestre. Sororité (Frangines), inégalités domestiques (Clémence en vacances), lutte antimilitariste de la guerre d’Algérie (Mon mari est parti)… À travers des chansons emblématiques ou plus confidentielles d’Anne Sylvestre et les textes de Marie Fortuit, La Vie en vrai fait résonner des voix de femmes d’hier et d’aujourd’hui. Un moment rare et touchant entre chant, théâtre et poésie.

Avez-vous déjà vu des chats pousser dans les arbres, des voitures naître dans des œufs ou encore une banane antidérapante ? Le ciné-concert Bricolo rend hommage à l’imagination débordante de Charley Bowers, génie du cinéma muet des années 1920. Contemporain de Charlie Chaplin et Buster Keaton, Charley Bowers crée des trucages inouïs pour l’époque. Sur scène, Joachim Latarjet (trombone, guitare, ukulélé) et la comédienne et chanteuse Alexandra Fleischer nous invitent à (re)découvrir ses courts-métrages et son univers burlesque. Une expérience fascinante, entre cinéma, musique et théâtre, pour petits et grands.

Les Feuilles mortes, Barbara, L’Orgue de Barbarie… Ces poèmes de Prévert, que Joseph Kosma a mis en musique, se révèlent ici sous un jour entièrement nouveau. Le Quatuor Ibaï nous emmène dans un voyage musical à travers quatre voix a cappella, sans instrument, au cœur de la poésie de Prévert. Les arrangements originaux transforment ces mélodies pour piano et voix en tableaux vocaux vivants, où le théâtre d’improvisation relie chaque chanson avec humour et tendresse. À travers ses explorations théâtrales et musicales, Kosma Kapella invite à une réflexion sur l’enfance, l’amour, le temps et la mémoire. Au-delà de la scène, le quatuor entend démystifier la musique vocale tout en suscitant l’émotion et des liens entre les générations.

Pour apaiser la jalousie maladive de sa femme Junon, Jupiter feint un amour pour Platée, une nymphe naïve, utilisée comme un jouet de pouvoir. La cheffe Camille Delaforge et l’ensemble Il Caravaggio s’emparent du chef-d’œuvre bouffon de Rameau, l’opéra le plus cruel et le plus drôle du répertoire baroque.

Sù! – « en avant » ou « en haut » en italien – ouvre la saison dans un élan : celui d’un ballet imaginaire sur la musique de Monteverdi. Des pupitres, des robes… Un concert se prépare puis petit à petit, la scène s’anime : 13 chanteurs et instrumentistes explorent l’élévation, l’équilibre, la chute. À travers un subtil jeu de fils et de liens, de forces et de contrepoids, les artistes incarnent une musique vivante, à la fois libre et solidaire, dans une mise en scène qui défie les lois de la gravité. La scène nationale accueillera la première de ce spectacle né de l’imagination de la compagnie Les Cris de Paris, avec les artistes Camille Boitel et Sève Bernard venus du cirque et de la performance.

De ses débuts piano-voix à ses concerts avec groupe, il y a toujours du théâtre dans la chanson de Vincent Delerm. Il puise dans La Fresque, son dernier album, pour partager des fragments d’existence dans un concert aux accents pop et électroniques. Il y est question d’un lonesome cowboy et des solitaires qui font nombre sans le savoir, d’un Paris d’illusions et des Pyrénées du pire des drames, et même de Madonna. Un rêve les yeux ouverts !

Vienne, fin du XVIIIe siècle. Autour de Mozart gravitent des contemporains qui partagent sa scène, ses rivaux, ses interlocuteurs. Ce concert convoque cet écosystème musical : Salieri, Clementi, et entre eux Mozart lui-même – flamboyant dans le concerto Jeune homme et foudroyant dans l’ouverture de Don Giovanni. Une soirée pour entendre non pas un génie isolé, mais un génie situé.

Sœurs complices et pianistes, Katia et Marielle Labèque sont devenues des icônes de la scène musicale internationale en plus de 55 ans de carrière, une longévité célébrée par une victoire d’honneur aux dernières Victoires de la Musique Classique . Pour ce concert exceptionnel, elles exploreront avec audace un répertoire allant de l’époque préromantique à la musique contemporaine. De Fanny Mendelssohn à Nina Simone, un programme éclectique pour deux
sœurs virtuoses !