Conférence dansée : de la naissance du Breaking jusqu’aux Jeux Olympiques.
La conférence « De la rue aux Jeux Olympiques » donne au public les moyens de découvrir l’univers du Breaking et de comprendre toute sa philosophie. Pilier de la culture Hip-Hop, première culture au monde chez les jeunes, le Breaking a connu une ascension atypique depuis sa naissance au début des années 70 à New-York jusqu’à son entrée aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Mounir Biba, légende de la discipline 13 fois champion du Monde, saisi l’occasion pour inspirer le public à travers l’histoire du Breaking mêlée à sa propre histoire personnelle.

Que peut produire la rencontre entre une pandémie et un anniversaire, en l’occurrence les vingt ans de la compagnie de Thomas Lebrun ?

Tout simplement un spectacle de danse fleuve : Mille et une danses (pour 2021). Le chorégraphe réunit une quinzaine d’interprètes, des fidèles, des rencontres plus récentes, de tous âges, de toutes expériences de danse. De belles personnalités, qui ont traversé les univers de nombreux chorégraphes qui ont fait et font l’histoire de la danse contemporaine. Dès lors, c’est une véritable épopée chorégraphique et émotionnelle qui survient. Un marathon des sensations, des façons, et des réceptions. Une ode à la diversité et à la mixité, chorégraphiques et humaines. Une encyclopédie vivante, où autant de danses définissent autant de transmissions, du rire aux larmes, de l’humour au sensible, du questionnement au goût de l’autre. Et le plaisir d’être ensemble, de se retrouver.


Tatiana Julien explore des formes spectaculaires hybrides pour plateau et in-situ, mêlant interprètes professionnels et amateurs, et qui s’interrogent sur l’engagement de l’artiste dans le monde, la place d’un citoyen spectateur.

Chorégraphe émergente, elle déploie son travail entre le spectacle vivant et l’art contemporain, avec une attention particulière à la lumière et à la scénographie.

Prendre la main de l’autre, lever son poing, s’enlacer, célébrer. Depuis plus de dix ans, la chorégraphe Joanne Leighton collecte avec minutie des photographies de rassemblements.

De la fête à la protestation, d’un continent à un autre, près d’un millier d’images compose ce corpus, devenu le point de départ de People United. Qu’il s’agisse d’une scène de liesse ou d’une fête de famille, d’une manifestation publique ou d’un groupement citoyen, neuf danseuses et danseurs se fondent dans la peau de ces clichés et redonnent chair à ces images toujours authentiques, brutes et capturées sur le vif. Par leur répétition, leur juxtaposition, telle une cartographie mouvante du savoir visuel, le groupe réactive des gestes ancestraux. Ces gestes qui tous nous unissent et fondent notre humanité. Entre immobilité et chaos, People United affirme ainsi une expression commune : un vocabulaire physique familier et partagé.

Dans le cadre du partenariat avec le Festival d’Automne à Paris, nous sommes heureux de vous présenter un programme autour de Trisha Brown (1936-2017), une chorégraphe majeure de la danse contemporaine mondiale.

Elle a collaboré avec de nombreux artistes, plasticiens, compositeurs, musiciens. Le « mouvement brownien » se caractérise par la mise en espace de formes très élaborées à partir d’une fluidité séduisante et sensuelle. Aujourd’hui la Trisha Brown Dance Company fait vivre l’héritage artistique de Trisha Brown, notamment en reprenant et diffusant les grandes pièces du répertoire. C’est dans cet esprit de conservation et de renouvellement qu’une commande a été passée à Noé Soulier, directeur du CCN d’Angers. Ce qui l’a particulièrement intéressé, c’est de confronter l’approche du mouvement qu’il développe à la manière unique d’aborder le mouvement que partage ce groupe d’interprètes. Il se situe ainsi dans une filiation, car au-delà de leurs différences, son geste porte la marque de la grande chorégraphe.

Un programme à mettre en regard de celui consacré à Pina Bausch et Boris Charmatz avec Café Müller à la MCA.

Dans Gravité, Angelin Preljocaj joue avec l’ennemi du danseur : ce qui l’attire vers le sol et le cloue. Il demande donc à ses interprètes de s’affranchir de la pesanteur, de déployer leurs corps comme autant de figures d’un feu d’artifice incarné, dans un ballet réglé au millimètre, captivant et graphique.

Le plateau baigne dans une lumière lyrique, et les corps s’y attirent et s’y repoussent. Ils s’envolent, ou au contraire s’ancrent dans le sol, selon une partition musicale des plus éclectiques : de Bach à Daft Punk, Xenakis, Chostakovitch, Philip Glass. Le spectacle se conclue sur une interprétation magnifique du Boléro de Ravel. Sa méditation sur la gravité conduit le chorégraphe virtuose à nous offrir un hommage à la grâce dans une écriture des corps au croisement du classique et du contemporain.

Au cœur de la pratique de la chorégraphe, dès ses débuts et jusqu’à aujourd’hui : le yoga, un approfondissement du système de notation Laban, et une fusion toujours davantage approfondie entre techniques somatiques et dispositifs de haute technologie.