Huit rois (nos présidents) est une série théâtrale tragi-comique consacrée à nos présidents, de Giscard à Macron. La thérapie d’Emmanuel Macron est la dernière création de la série et nous projette en 2058, à la Sorbonne : une psycho-historienne convoque un patient pas comme les autres, E. Macron, 79 ans, quatre fois président et toujours candidat. Son symptôme ? Un désir irrépressible de revenir au pouvoir. L’analyste et son patient remontent le fil d’une obsession – jusqu’à faire surgir une question plus vaste : pourquoi, malgré tout, l’a-t-on toujours réélu ? Entre science-fiction politique et farce tragique, ce nouvel épisode dissèque une relation toxique : celle d’un homme et d’un pays incapables de se quitter.
Huit rois (nos présidents) est une série théâtrale tragi-comique consacrée à nos présidents, de Giscard à Macron. La Faïencerie – Théâtre & Cinéma, le Théâtre du Beauvaisis, le Palace de Montataire et les Moulins de Chambly vous invitent à suivre cette saga présidentielle, déployée en cinq épisodes en pleine année électorale ! Génération Mitterrand est l’épisode 2 de la série théâtrale où l’on retrouve Marie-France, journaliste à Paris, ainsi que Luc, enseignant à Vénissieux et Michel, ouvrier à Belfort. À 18 ans, ils ont « fait » Mai 68. En 1981, ils ont voté pour François Mitterrand. En 2022, ils ont voté respectivement pour Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Pour comprendre pourquoi ils ne sont plus d’accord sur rien et ne peuvent plus se supporter, ils joueront tour à tour « leur » président. Le Théâtre du Beauvaisis présente également La Thérapie d’Emmanuel Macron les 23 et 24 janvier.
Un soir d’hiver, Alma reçoit l’appel de la brigade des mineurs. Est-ce bien elle qui a porté plainte, il y a trente ans, pour une agression sexuelle ? À travers la parole des victimes et un procès hors norme, se dessine l’histoire d’une réparation. Pauline Bureau poursuit son exploration des liens entre intime et politique en adaptant le récit d’Adélaïde Bon (La Petite Fille sur la banquise) et tisse un spectacle choral où se croisent victimes, enquêtrices et expertes. Scénographie, mise en scène, musique : tout est millimétré pour nous plonger au cœur d’une double histoire, celle du processus judiciaire et celle de la lente reconstruction des victimes. Entre réalisme des scènes de tribunal et dimension onirique pour traduire l’intime, un théâtre nécessaire qui fait entendre des voix trop longtemps tues.
Clémence est psychanalyste, André enseigne la philosophie. Ils s’aiment simplement : des rires partagés, une façon commune de regarder le monde. Puis quelque chose arrive. Quelque chose de plus difficile à nommer : le monde se révèle à Clémence comme une immense danse de poussière. Elle le vit comme une joie. André, lui, le vit comme une perte. Poussières ne cherche ni à réhabiliter l’irrationnel, ni à condamner la prudence. Ce qui se joue n’est ni la folie, ni la foi : c’est la difficulté d’aimer sans vouloir contenir. Une pièce où la magie n’est pas une illusion mais une fluctuation sensible dans la vision du monde. Fasciné depuis l’enfance par les techniques et l’univers de la magie, Yann Frisch ne cesse de troubler notre perception du réel à travers ses spectacles de théâtre et d’illusions.
Librement inspirée d’Octavia Butler, Rébecca Chaillon signe une création de grand format présentée au Festival d’Avignon en 2026. Elle déploie une fable de survie où la science-fiction rencontre le militantisme, dans un futur où les corps marginalisés inventent leurs propres rituels de résistance. Sur le plateau, les mémoires s’entremêlent pour transformer le « seum » en une force créatrice et politique.
Vous êtes au New Dreams, un club à la frontière du sexy et du monstrueux, du freak show et du gogo dancing. Sur scène, les corps se déforment et se libèrent, entre barres de pole dance et catwalks. Sous la surface festive affleure une autre matière : celle de la condition féminine, notamment après la maternité, dans ce qu’elle a de bouleversant et parfois d’indicible. Ici, fête et performance s’entrelacent jusqu’à se confondre.
Se pencher sur le vivant, c’est s’apercevoir qu’il n’existe pas de vie isolée. L’interdépendance entre les espèces est le point de départ d’Holobiontes : la scène devient un écosystème vivant où huit interprètes évoluent comme un seul organisme. La compagnie Demestri+Lefeuvre ouvre nos perceptions par une expérience immersive et sensible, grandeur nature et inspirée par la microbiologie (le terme holobionte désigne le fait que la vie de tout organisme pluricellulaire n’est rendue possible que par la multitude des autres formes de vie qu’il héberge). La danse mais aussi les éléments plastiques au plateau convoquent des représentations moléculaires, minérales, végétales ou animales comme autant d’utopies pour nourrir nos imaginaires.
Bocson c’est l’histoire de six femmes qui se questionnent sur les combats qu’il reste à mener. Tour à tour héroïnes ou vulnérables, elles luttent jusqu’à l’épuisement dans un univers de dentelles, de bâches colorées et de métal. Bocson s’inspire des traditions et de l’histoire des territoires du Nord – les mines, le carnaval, l’industrie lourde – pour célébrer la culture et les mouvements populaires de la région. Juliette Chevalier tisse ici un manifeste sensible où les corps des femmes font écho à un territoire façonné, exploité, fragilisé. Des grèves de mineurs aux gilets jaunes, les luttes collectives y côtoient celles de l’intime, liées aux transformations du corps, telles que la grossesse ou le vieillissement. C’est une danse qui s’effrite, se décompose, mais qui se bat.
Indomptable et animée d’un insatiable désir de liberté, Annette Baussart a toujours fini par se défaire des rôles dans lesquels elle était prise pour s’inventer ailleurs. À 75 ans, elle retrace ses expériences et ses souvenirs, sans filtre et avec humour, accompagnée par deux comédiennes et deux danseurs. Écrit à partir de nombreux entretiens entre Annette et Clémentine Colpin, ce portrait en format paysage convoque sur scène plus de 70 ans
de vécu intime. De sa vie de couple à ses engagements militants, ANNETTE est un récit alternatif aux normes, entre réflexion philosophique et fête de carnaval. Un hommage aux multitudes que nous sommes, à nos métamorphoses et à nos renaissances.
Vanité #1 — Médiation se présente comme une collection de métaphores sur la mort : les plus classiques issues de la littérature, de la philosophie ou du langage courant, et d’autres plus inédites…
Vanité #2 — Oui mais non mais met en scène un débat théologique manichéen et minimaliste entre deux amies : l’une dresse la liste de tout ce qui dysfonctionne dans le monde, l’autre tente de la rassurer avec un optimisme fragile.